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Bulletin de Juillet

Comment Etre Heureux

 

Chacun aspire au bonheur, mais peu l’obtiennent. Sa poursuite est universelle et intemporelle. Il y a des générations de cela, les auteurs de la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis avaient discerné cette aspiration. Ils y écrivirent que tout homme est doté par son Créateur de certains droits inaliénables, un de ces derniers est la poursuite du bonheur.

 

Pour la plupart des gens, pourtant, le bonheur est insaisissable. Pour le rendre encore plus insaisissable, on a pu dire à beaucoup de chrétiens que sainteté et bonheur ne vont pas ensemble. C’est pourquoi à l’église, un accent a été mis sur Jésus en tant qu’homme de peines, familier du chagrin.

 

Esaie 53v5 dit

«Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. »

 

Pourtant, ce n’est pas l’histoire au complet. La même bible qui dit que Jésus souffrait dit aussi qu’il avait été oint de l’huile de joie au-dessus de tout autre et que la joie du Seigneur est notre force.

«Tu as aimé la justice, et tu as haï l'iniquité ; C'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint D'une huile de joie au-dessus de tes égaux. »(Heb 1v9)

«Ils leur dirent : Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n'ont rien de préparé, car ce jour est consacré à notre Seigneur ; ne vous affligez pas, car la joie de l'Éternel sera votre force. »
(Neh. 8v10)

 

Pas de joie—pas de force. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons beaucoup de chrétiens faibles

 

Alors, peut-on atteindre le bonheur? Si oui, comment l’obtenir?

 

Premièrement, permettez-moi de vous dire qu’il existe plusieurs écritures qui nous commandent de nous réjouir et d’être heureux (Ps. 32v1, 40v16, 68v3, 70v4, pour n’en lister que quelques-unes).Certaines nous commandent de se réjouir au milieu de nos difficultés (Ps. 34v1, Matt. 5v12, et Jean 16v33). Le peuple d’Israël fut même puni parce qu’il ne servait pas le Seigneur avec joie et de bon cœur pour l’abondance de tout ce que le Seigneur a fait.

 

«Pour n'avoir pas, au milieu de l'abondance de toutes choses, servi l'Éternel, ton Dieu, avec joie et de bon cœur, tu serviras, au milieu de la faim, de la soif, de la nudité et de la disette de toutes choses, tes ennemis que l'Éternel enverra contre toi. Il mettra un joug de fer sur ton cou, jusqu'à ce qu'il t'ait détruit. »Deu. 28v 47-48

 

Donc, si la joie était un commandement et que les gens étaient punis pour ne pas s’être réjoui, alors le bonheur est quelque chose que nous pouvons contrôler. Sinon, le Seigneur  aurait été injuste de nous commander de le faire.

 

Aujourd’hui, les gens pensent que le bonheur est un résultat, au lieu d’un choix. Ils croient que s’ils n’avaient aucun problème et s’ils avaient plein de bonnes choses, le bonheur en serait le résultat inévitable. Ce n’est pas vrai.

 

Le bonheur n’est pas une façon d’être, c’est une façon de penser. Une personne peut être heureuse quand tout et tout le monde autour d’elle est en pleine confusion. Elle peut être heureuse peu importe les conditions financières ou physiques. Le vrai bonheur et le contentement ne dépendent pas des circonstances.

 

Prenez l’exemple de Paul. L’apôtre Paul a écrit le livre des Philipiens alors qu’il était en prison à Rome. Il avait déjà été emprisonné deux ans en Israël, un an en transit pour Rome et pour une période non communiquée à Rome. Il faisait l’objet d’une potentielle exécution.

 

Pourtant, son épître aux Philipiens est la lettre la plus heureuse qu’il n’ait jamais écrite. Il a mentionné le terme se réjouir dix-sept fois dans cette courte lettre. Comment cela peut-il être? Quel était le secret de Paul? Le livre des Philipiens nous donne les clés que Paul a utilisées pour obtenir un tel succès.

 

Dans Philipiens 4v11 Paul dit,

«Car j'ai appris à être content de l'état où je me trouve. »

Notez que le contentement est quelque chose que l’apôtre Paul a appris. Ça ne lui est pas venu naturellement ni sans effort. Aucun de nous n’est sorti du ventre de notre mère en sachant lire et écrire; nous avons dû apprendre à travers des années d’efforts. Tout comme le contentement, qui est un composant majeur du bonheur, doit être appris. Cela ne nous tombe pas dessus comme un malaise, et ça ne s’attrape pas non plus comme un rhume. C’est un trait de caractère qui s’acquiert.

 

Comment acquiert-on le bonheur? Tout d’abord, nous devons régler ce qui se passe en nous. La plupart des gens prennent une toute autre approche. Ils veulent s’occuper de l’extérieur. Ils prient pour que leurs problèmes se résolvent et qu’uniquement de bonnes choses et de bonnes personnes viennent sur leur chemin. Laisse-moi vous donner un indice: ce n’est pas près de se passer!

Tant que nous serons dans ce monde, nous aurons des problèmes (Jean 16v33). Et si nous vivons pour Dieu, nous serons persécutés (2Tim. 3v12). Si vous ne buttez jamais sur le diable, c’est parce que vous allez dans la même direction que lui. Quand vous faites demi-tour et que vous commencez à nager à contre-courant, vous rencontrerez toujours de la résistance. Des gens et des circonstances vont commencer à agir contre vous.

 

Vous ne pouvez pas toujours contrôler ce qui se passe à l’extérieur, mais vous pouvez totalement contrôler ce qui se passe en vous quand vous faites face à ce genre de résistance. Quand vous comprenez cela, vous avez découvert une des lus grandes clés du bonheur. En plus, vous aurez éliminé en route la peine dans votre vie.

 

J’ai écrit un livret intitulé L’Égocentrisme: La Racine De Toute Les Peines. J’y démontre comment l’égoïsme est réellement à l’origine de toutes nos peines. Je sais que c’est une pilule assez difficile à avaler pour beaucoup. Mais c’est parce que nous vivons dans une société qui a appris à blâmer les circonstances et les autres personnes, plutôt que de prendre ses responsabilités.

 

Par exemple, Proverbes 13v10 explique très clairement que la façon dont les autres nous traitent n’est pas la racine des contentions; c’est notre fierté:

«C'est seulement par orgueil qu'on excite des querelles, Mais la sagesse est avec ceux qui écoutent les conseils.»

 

Si nous n’étions pas aussi amoureux de nous-mêmes, si fiers et égocentriques, nous ne serions pas aussi sensibles à toutes ces choses qui ne nous caressent pas dans le sens du poil. Cela provient réellement de notre amour de soi.

 

Une des choses les plus libératrices au monde est d’aimer quelqu’un d’autre plus que soi-même. Et quand la personne que vous aimez plus est Dieu, vous vous réjouirez quand il est glorifié même si cela se passe alors que vous souffrez.

 

C’est ce que Paul a fait. Dans Philipiens chapitre 1, l’apôtre Paul essayait de réconforter les Philipiens. Ces derniers étaient des personnes spéciales pour Paul, et il leur était spécial. Dans Philipiens 4v15-16, Paul dit  que les Philipiens étaient la seule église qui lui ait donné quelque chose après qu’il ait quitté leur région. Ils ne l’ont pas fait une fois, mais deux et auraient même eu un partenariat avec lui plus poussé s’ils avaient su oú il était.

Il voulait leur assurer que tout allait bien pour lui. Comment fit-il cela? Il leur dit que toutes ses souffrances avaient fait avancer le Royaume de Dieu.

 

Dans Philipiens 1v12-18 Paul dit,

«Je veux que vous sachiez, frères, que ce qui m'est arrivé a plutôt contribué aux progrès de l'Évangile .En effet, dans tout le prétoire et partout ailleurs, nul n'ignore que c'est pour Christ que je suis dans les liens, et la plupart des frères dans le Seigneur, encouragés par mes liens, ont plus d'assurance pour annoncer sans crainte la parole. Quelques-uns, il est vrai, prêchent Christ par envie et par esprit de dispute ; mais d'autres le prêchent avec des dispositions bienveillantes. Ceux-ci agissent par amour, sachant que je suis établi pour la défense de l'Évangile, tandis que ceux-là, animés d'un esprit de dispute, annoncent Christ par des motifs qui ne sont pas purs et avec la pensée de me susciter quelque tribulation dans mes liens. Qu'importe ? De toute manière, que ce soit pour l'apparence, que ce soit sincèrement, Christ n'est pas moins annoncé : je m'en réjouis, et je m'en réjouirai encore.»

 

C’est très clair! Paul aimait Dieu et l’extension de Son royaume plus qu’il ne s’aimait lui-même. Si le Royaume de Dieu était en meilleure posture par l’emprisonnement de Paul, alors ça en calait la peine. Quelle attitude ! Nous ferions bien de l’adopter.

 

Quand Dieu et les autres sont plus importants que vous-même, vous êtes bien sur la voie du bonheur. Mais si vous êtes tout enveloppé dans votre amour-propre, vous faites un tout petit paquet. Et ici même réside l’obstacle numéro un au contentement et au bonheur.

 

La plupart des gens sont accroc à eux-mêmes comme les accrocs le sont à la drogue. Ils ne sont jamais satisfaits. Et cette insatisfaction centrée sur soi est la plus grande porte ouverte à Satan pour nous tenter. Il a utilisé l’intérêt de soi pour tenter Adam et Ève, bien qu’ils vivaient dans un monde parfait sans un seul problème.

 

«Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.»(Gen. 3v3-5)

 

Même les disciples de Jésus n’étaient pas satisfaits de Lui. En dépit de tout ce qu’ils L’ont vu faire, ils voulaient plus de preuves visibles de qui Il était.

«Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit». (Jean 14v8)

 

On ne peut jamais vraiment satisfaire son moi. On ne peut que le renier. Notre Moi doit mourir et placer Dieu et les autres avant soi. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais une fois notre ego mort, Le bonheur est au bout du chemin.

 

Deuxièmement, nous devons régler ce qu’il y a à l’extérieur, nos circonstances. Paul nous a donné une bonne idée sur comment le faire dans 2 Corinthiens 4v17-18, qui dit,

«Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles.»

 

Paul dit que ses afflictions sont seulement légères. Il n’a pas dit qu’il n’avait pas de problème. Vous pouvez lire une liste de ses «légères afflictions» dans 2 Corinthiens 11v23-30. la liste inclut des passages à tabac avec des fouets et des bâtons, la prison, le naufrage d’un navire, la faim, et la soif à cause de son travail de missionnaire, et bien d’autres. Alors comment pouvons nous parler de nos fardeaux quand Paul appelle tous ses problèmes, qui sont encore pire que tout ce que nous ayons souffert, juste de légères afflictions?

 

Vous voyez, ce n’est pas vos problèmes qui sont le problème; c’est la façon dont vous voyez vos problèmes et la valeur que vous leur donnez qui font d’eux un problème. Paul a dit de toutes ses afflictions qu’elles ne duraient qu’un moment. C’était dire qu’elles étaient de courte durée comparées à l’éternité. Paul regardait tout dans une perspective d’éternité.

 

Sans considération pour toutes les mauvaises choses qu’il y a dans cette vie, nous avons une merveilleuse éternité promise à chacun d’entre nous que nos difficultés palissent en comparaison..

Romains 8v18 dit,

«J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.»

 

Notre futur est si brillant, que nous devons plisser les yeux pour le regarder. Toutes les souffrances de cette vie sont courtes et insignifiantes comparées à l’éternité et tous les plaisirs que le Seigneur a en réserve pour nous. Garder cela en tête réduira nos problèmes à une taille plus gérable.

 

Paul a dit aussi dans 2 Corinthiens 4v18 qu’il ne regardait pas les choses temporaires de ce monde, mais qu’il restait concentré sur les choses éternelles des cieux. Si nous recherchons uniquement le bonheur dans cette vie, alors nous allons être misérables (1 Cor. 15v19). Notre réel bonheur réside en Jésus et notre futur avec Lui. Si nous sommes dans la foi, nous pouvons avoir une joie indescriptible et pleine de gloire maintenant, dans cette vie (1 Pie. 1v8). C’est notre ancre dans l’éternité qui préserve nos cœurs du trouble (Jean 14v1-3)

 

Il y a beaucoup d’autres vérités toute aussi importantes que l’apôtre Paul a révélées au sujet du bonheur. Dans mon enseignement en six parties intitulé Comment Etre Heureux, j’enseigne ces vérités qui sont aussi des clés au bonheur. Je crois qu’il est absolument essentiel pour tout chrétien de le comprendre. Veuillez demander cet enseignement pour vous-mêmes et aussi pour un ami. Vous n’en serez pas désolé. Vous en serez heureux.



Nous vous aimons,

Andrew & Jamie

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